Dans le cadre de travaux de recherche appliquée sur le traitement des eaux usées, une étude portant sur des micro-organismes immobilisés met en lumière le potentiel des systèmes sur support pour offrir des performances de rupture dans la gestion des effluents industriels.
Objectif : évaluer les supports microbiens immobilisés comme alternative économique et hautement performante aux boues activées conventionnelles, pour l’élimination des contaminants réfractaires et toxiques.
Résultats clés :
- Les microbes immobilisés ont permis d’éliminer de 97 à 99,9 % de la DCO, de l’azote ammoniacal (N-NH₃) et des phénols volatils, et ce, dans plusieurs flux d’eaux usées, effluents de raffinerie, de gazéification du charbon et de l’industrie chimique.
- Le procédé de biofiltre immobilisé a exigé un investissement en capital réduit de 30 % et une emprise au sol diminuée de 50 % par rapport aux systèmes traditionnels, tout en produisant moins de boues et en maîtrisant les odeurs.
- Des consortiums microbiens à haute efficacité (≥ 5 milliards d’UFC/g) ont conservé leur activité sur de larges plages de pH (6,0 à 9,0) et de température (5 à 55 °C), garantissant une fiabilité tout au long de l’année.
- Des essais de réutilisation prolongée ont confirmé une efficacité supérieure à 95 % sur une exploitation de longue durée, démontrant la stabilité et la résilience du support.
Cette étude confirme que la technologie des microbes immobilisés constitue une solution déployable à grande échelle, sûre et écologique, qui lève des verrous de longue date dans le traitement des eaux usées.
Un merci tout particulier à l’Institut d’Ingénierie Environnementale de l’Université de Pékin (PKU) pour son leadership scientifique et sa collaboration dans l’avancement de cette technologie prometteuse.