Fruit d’une collaboration entre l’Université de Sherbrooke et Proventus Bioscience, une étude récemment publiée décrit un procédé novateur de formulation d’A. borkumensis SK2, une bactérie marine reconnue pour sa capacité à dégrader les hydrocarbures, sous la forme d’une poudre stable et viable, propre à un déploiement industriel.
Objectif : mettre au point une poudre cellulaire à haute viabilité et économiquement avantageuse, destinée à la biorestauration des déversements pétroliers en milieu marin.
Résultats clés :
- Les huiles de canola et de tournesol ont surpassé le pyruvate de sodium comme substrats de croissance, en produisant quatre fois plus de biomasse.
- La lyophilisation (par rapport à l’atomisation), associée soit au cryoprotecteur breveté de Proventus, soit à du glutamate 0,5 M, a permis d’atteindre des niveaux de viabilité allant jusqu’à 2 × 10¹⁰ UFC/g.
- L’analyse par DSC (calorimétrie différentielle à balayage) a permis de déterminer les températures de transition vitreuse déterminantes pour la maîtrise du procédé : ‣ −65 °C avec le glutamate ; ‣ −59 °C avec le mélange Proventus.
Cette étude est la première à décrire un procédé complet de formulation en poudre d’A. borkumensis SK2, comparant lyophilisation et atomisation tout en définissant les paramètres thermiques essentiels à la préservation de la viabilité.
Un merci tout particulier à Élisabeth Perreault, Denis Groleau et Patrick Vermette pour leur engagement, leur excellence scientifique et la qualité de cette collaboration.
Il est inspirant de voir des travaux d’une telle portée naître de partenariats entre l’université et l’industrie.
